À l’occasion d’un point de presse tenu ce mardi en son siège à Cocody Angré, le Mouvement “Aujourd’hui et Demain la Côte d’Ivoire” (ADCI), formation politique du Député-Maire de Tiassalé, Assalé Tiémoko, candidat recalé pour le scrutin présidentiel du 25 octobre prochain, a déclaré qu’il ne soutiendra aucun candidat.
Le mouvement a exprimé sa solidarité envers toutes les victimes de la crise préélectorale qui secoue actuellement le pays, tout en réaffirmant son attachement au respect des droits fondamentaux de l’homme et à la dignité humaine.
Par la voix de son Secrétaire exécutif, Roger Youan, l’ADCI a tenu à rappeler que les marches pacifiques et les formes républicaines de protestation sont des moyens garantis par la Constitution. Il estime qu’« il revient à l’État de les encadrer », car « ne pas le faire, c’est encourager et faire le lit du désordre ».
Selon le mouvement, « la marche républicaine et démocratique ne tue pas et ne
Selon le mouvement, « la marche républicaine et démocratique ne tue pas et ne crée aucun désordre ; c’est l’interdiction systématique et injustifiée des manifestations qui engendre la tension ».
L’ADCI déplore « la dialectique de l’élection verrouillée » et refuse de s’associer à un scrutin qui ne favorise pas la cohésion sociale. Pour le mouvement d’Assalé Tiémoko, participer à une élection biaisée reviendrait à renforcer la division persistante entre les populations ivoiriennes
Dans son allocution, Roger Youan a appelé le gouvernement, les partis politiques et les leaders d’opinion à ouvrir un dialogue national sincère afin d’éviter à la Côte d’Ivoire « une nouvelle crise socio-politique qui serait de trop ».
« Il vaut mieux se retrouver en face-à-face autour d’une table pour se parler franchement et trouver des solutions durables dans l’intérêt du pays, plutôt que de se retrouver face à face dans la rue », a-t-il déclaré.
Le mouvement a également rappelé les multiples appels à une élection inclusive restés sans suite, tout en regrettant que certains opposants soient traités de “minorité incompétente”. Cette attitude, selon lui, a favorisé la confrontation de deux classes de population : d’un côté, les partisans du verrouillage électoral et du passage en force, et de l’autre, ceux de l’ouverture démocratique et du respect des acquis républicains.
Enfin, l’ADCI a tenu à souligner que « nul ne devrait mourir pour ou à cause de
Enfin, l’ADCI a tenu à souligner que « nul ne devrait mourir pour ou à cause de la politique », et qu’« il ne devrait pas non plus y avoir de morts pour conserver le pouvoir ».
À quelques jours du scrutin du 25 octobre, alors que le climat politique reste tendu, cet appel de l’ADCI résonne comme une invitation pressante à la tolérance et à la responsabilité de tous les acteurs de la vie politique ivoirienne.
ML
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