L’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, 80 ans, s’est exprimé dans une interview exclusive accordée à Afo Média, diffusée ce mercredi 22 octobre. Le président du PPA-CI (Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire) y aborde sans détour l’actualité politique nationale, notamment l’élection présidentielle prévue pour le 25 octobre prochain.
Laurent Gbagbo y annonce qu’il ne briguera plus aucune fonction politique après le prochain congrès de son parti, prévu se tenir après les législatives de décembre prochain, affirmant vouloir laisser place à une nouvelle génération. Il apporte par ailleurs son soutien aux manifestations du Front commun, tout en condamnant la répression qui s’en suit. Selon lui, la présidentielle de 2025 s’apparente à « un coup d’État civil », qu’il décrit comme « un braquage électoral ».
Cette sortie très attendue de l’ancien chef de l’État
Cette sortie très attendue de l’ancien chef de l’État, au moment où la tension politique s’intensifie, agit comme un catalyseur pour les militants du Front commun et leurs alliés, déterminés à maintenir la pression dans la rue pour réclamer le respect des libertés démocratiques.
Laurent Gbagbo, qui a dirigé la Côte d’Ivoire de 2000 à 2010, dénonce à nouveau son exclusion de la course présidentielle, qu’il juge injustifiée et motivée par la volonté de l’empêcher d’affronter son rival de 2011. « Ceux qui pouvaient gagner le scrutin du 25 octobre ont été écartés », déclare-t-il, faisant allusion à lui-même et à Tidjane Thiam, président du PDCI.
Le leader du PPA-CI précise par ailleurs ne soutenir aucun candidat de l’opposition. Il reproche au candidat indépendant issu de son parti d’avoir présenté sa candidature sans en avoir informé ni consulté le comité central, et assure n’avoir jamais échangé avec lui sur ce sujet.
Au cours de cet entretien, Laurent Gbagbo est également revenu sur son bilan à
Au cours de cet entretien, Laurent Gbagbo est également revenu sur son bilan à la tête du pays, évoquant les défis sécuritaires auxquels il a dû faire face. Il regrette aujourd’hui un recul des libertés démocratiques et d’opinion, qu’il considère comme des acquis fondamentaux sous son mandat, malgré les difficultés d’alors.
Les Ivoiriens sont désormais appelés à élire leur nouveau président le 25 octobre prochain, dans un climat politique particulièrement tendu.
ML
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