En prélude à la mise en place d’un nouveau modèle institutionnel destiné à l’organisation des élections en Côte d’Ivoire, après la dissolution souhaitée de la Commission électorale indépendante (CEI), Simone Gbagbo et ses alliés, parmi lesquels figurent Charles Blé Goudé et Ahoua Don Mello, ont présenté, ce lundi 8 juin, une proposition de création d’un nouvel organe chargé d’organiser les futures consultations électorales dans le pays.
Cette annonce a été faite au cours d’une conférence de presse tenue au siège du Mouvement des Générations Capables (MGC), à Abidjan Cocody Riviera. À travers cette initiative, les promoteurs entendent contribuer à la restauration de la confiance entre les citoyens et les institutions de la République.
Pour Simone Gbagbo, le Haut Conseil électoral va bien au-delà d’une simple proposition de loi organique. Selon elle, cette nouvelle institution vise à répondre aux défis liés à l’organisation d’élections crédibles, transparentes et acceptées par tous les acteurs.
À la différence de la CEI actuelle
À la différence de la CEI actuelle, le Haut Conseil électoral serait exempt de représentants des partis politiques et du gouvernement. Dans une démarche qui rejoint les attentes exprimées par une partie de l’opinion publique nationale, cet organe serait administré par des personnalités issues des forces morales et sociales de la nation. Il bénéficierait également d’une autonomie financière destinée à le prémunir contre toute pression administrative susceptible d’altérer son indépendance.
Simone Gbagbo et ses alliés ont indiqué soumettre leur proposition à un débat ouvert afin de l’enrichir et de l’améliorer. « Cette proposition, bien qu’émanant d’un groupe de partis politiques et d’organisations de la société civile, n’appartient ni à un camp ni à une personnalité. Elle appartient au débat national. Elle y est versée dès cet instant », a déclaré l’ancienne Première dame.
Elle a également mis en garde contre les risques d’inaction face aux réformes institutionnelles nécessaires. « La postérité nous jugerait. Elle nous condamnerait. L’histoire nous enseigne que les grandes réformes sont celles réalisées avant les crises et non après », a-t-elle averti.
À terme, les initiateurs du projet ambitionnent de doter la Côte d’Ivoire d’une
À terme, les initiateurs du projet ambitionnent de doter la Côte d’Ivoire d’une institution électorale capable de survivre aux alternances politiques et aux changements de gouvernements.
De 2000 à 2026, de la Commission nationale électorale (CNE) à la Commission électorale indépendante (CEI), la Côte d’Ivoire a connu plusieurs crises liées aux contestations des résultats électoraux. Des crises récurrentes qui ont souvent entraîné des pertes en vies humaines ainsi que d’importants dégâts matériels.
ML
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