11 octobre 2025 — Le deuxième jour de la campagne présidentielle est marqué par une forte mobilisation politique à travers le pays. Tandis qu’ Alassane Ouattara tient un grand meeting à Daloa, que Simone Gbagbo rassemble ses partisans à Bouaflé, Lagou Henriette lance sa campagne dans la région de l’Iffou et que Jean Louis Billon et Ahoua Don Mello engagent une campagne de proximité, l’attention des médias se détourne rapidement de la scène électorale pour se concentrer sur un autre événement : la marche interdite du Front commun.
Dès les premières heures de la matinée, des rassemblements ont été signalés dans plusieurs communes du District d’Abidjan — notamment à Cocody-Anono et Blockhauss, Yopougon, Koumassi — ainsi que dans les villes de Dabou, Afféry et Gomon à Sikensi. Malgré l’interdiction formelle des autorités, les manifestants ont tenté de braver les barrages de sécurité pour dénoncer ce qu’ils qualifient de « dérive autoritaire » et réclamer des réformes politiques.
Selon le Ministre de la Sécurité et de la Protection civile
Selon le Ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Général Vagondo Diomandé, 237 personnes ont été interpellées à la mi-journée, principalement pour attroupement illégal et troubles à l’ordre public. Il a toutefois assuré que la situation reste calme et sous contrôle sur l’ensemble du territoire.
Cette mobilisation inattendue a fortement éclipsé la campagne présidentielle dans les médias et sur les réseaux sociaux. Les images de heurts isolés, relayées en boucle, ont rapidement supplanté les discours des candidats et les promesses de campagne.
Cet épisode illustre la fragilité du climat politique à l’approche du scrutin
Cet épisode illustre la fragilité du climat politique à l’approche du scrutin.
Les Ivoiriens sont invités à élire le 25 octobre prochain, le nouveau locataire du palais présidentiel.
ML
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