Alors que la campagne pour l’élection présidentielle bat son plein, le Front commun poursuit ses appels à intensifier la désobéissance civile.
Dans une vidéo devenue virale le 12 octobre dernier, Pulchérie Gbalet, Présidente du mouvement Alternative Citoyenne Ivoirienne (ACI), invite les citoyens à passer à l’action. Elle y “décrète” l’arrêt de toutes les activités tant que le pouvoir en place refusera d’ouvrir un dialogue inclusif entre les acteurs politiques ivoiriens.
Pour Pulchérie Gbalet, la répression ne laisse “aucune autre option que la
Pour Pulchérie Gbalet, la répression ne laisse “aucune autre option que la résistance”. Selon elle, “les libertés sont confisquées et la paix est prise en otage.” Cet appel, perçu comme un mot d’ordre, marque ainsi le “gel de la campagne présidentielle en cours”.
Depuis le 11 octobre, plusieurs villes du pays — notamment Alepé, Yopougon, Bonoua et Gagnoa — sont le théâtre d’affrontements s’apparentant à de véritables guérillas urbaines. À Abidjan seulement, 237 personnes ont été interpellées, selon un point de situation communiqué à la mi-journée du 11 octobre par le Général Vagondo Diomandé, Ministre de la Sécurité.
Dans le même temps, des perturbations sont signalées dans certains établissements scolaires.
Hier, un communiqué attribué à l’APECI, une organisation se présentant comme une faîtière des parents d’élèves, a circulé massivement sur les réseaux sociaux. Cette structure appelait à paralyser les activités scolaires sur toute l’étendue du territoire national, afin de réclamer des solutions concrètes face à la vie chère et de meilleures conditions pour les enseignants.
Le Ministère de l’Éducation nationale a aussitôt réagi
Le Ministère de l’Éducation nationale a aussitôt réagi, démentant toute paralysie du système scolaire. Dans son communiqué, il précise que l’APECI n’est pas répertoriée dans ses fichiers officiels et appelle l’ensemble de la communauté éducative ainsi que les parents d’élèves à la vigilance.
La marche du Front commun avait été interdite par arrêté préfectoral à Abidjan, le 10 octobre dernier.
ML
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