L’Afrique accuse un retard important dans l’expansion de son réseau internet.
Il y’a 15 ans l’Afrique comptait 86 millions d’utilisateurs des produits issus du marché numérique. Soit 1 utilisateur su 12. Ce qui correspondait à 5% d’utilisateurs dans le monde.
Depuis septembre dernier, l’Afrique a lancé son propre réseau, dénommé CIX ( African Continental Internet Exchange Point) avec au moins 100 000 Kms de fibre optique, 47 datacenters actifs et des points de connexion dans toutes les grandes capitales africaines. Désormais, l’intention est bien affichée, plus besoin de passer par l’Europe ou les Etats-Unis ; deux espaces qui assuraient la prédominance des firmes comme Google, Amazone et Microsoft sur le marché mondial du numérique.
Avec CIX, le continent assure son autonomie. Bénéfice notable; les données désormais stockées en Afrique avec un protocole digitale qui reflète des algorithmes locaux avec la prise en charge des langues et des cultures africaines ainsi que la valorisation du « savoir » produit par les institutions continentales. Avantage, une recherche en langue locale africaine, est rendue pertinente dans les réponses, sans être filtrée par « Silicon Valley » bureau mondial de l’industrie numérique.
Ce sont plus de 50 milliards de dollar
Ce sont plus de 50 milliards de dollar, dépensés sur le marché international du numérique qui seront domestiqués dans les économies africaines et qui serviront désormais à financer des startups, des recherches aux fins de promouvoir des nouvelles innovations dans les domaines du numérique, tels la télémédecine, l’éducation et la formation en ligne.
C’est un impact économique et social immédiat. Le réinvestissement dans l’extension et l’amélioration du réseau continental avec pour conséquence, une baisse des coûts au niveau des abonnements, une qualité de service délivré, ainsi qu’une industrie numérique attractive et compétitive.
Les 54 pays du continent réussissent avec l’implémentation de CIX, l’assurance de la souveraineté numérique du continent. L’Afrique reprend ainsi, le contrôle de ses données, réduit sa vulnérabilité face à d’éventuelles perturbations extérieures.
CIX s’inscrit dans l’agenda 2063 de l’Union Africaine, portant sur la construction intégrée , prospère et pacifique conduit par des « Architectes » africains, jouissant de compétences multidimensionnelles.
Cependant cet optimisme doit garder la mesure de la prudence
Cependant cet optimisme doit garder la mesure de la prudence, car la vulgarisation et le succès de CIX reste tributaire de l’adhésion massive de tous les acteurs africains du numérique.
Seule cette implication, au-delà de cette autonomie numérique, pourra assurer la prospérité intégrée du continent.
CIX est une avancée majeure dans l’avenir du numérique en Afrique et dans le monde.
ML
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