Une trentaine de participants, issus des banques et de la microfinance, sont réunis à Grand-
Bassam du 7 au 9 octobre sous le thème « Risques économiques – Risques de crédit et
dispositif de refinancement de la BCEAO », pour approfondir l’analyse des risques et mieux
exploiter ce mécanisme de financement.
Organisée dans le cadre du Programme de Réformes Économiques et d’Innovation (ProREI),
financé par le ministère fédéral allemand BMZ et mis en œuvre par la GIZ, la session qui est
organisée en partenariat avec le Comité de Concertation Etat Secteur Privé (CCESP), s’inscrit
dans l’axe visant à renforcer le dialogue public-privé et à améliorer l’accès au financement
des PME.
Dans l’UEMOA, où les PME représentent jusqu’à 95 % du tissu entrepreneurial mais peinent
encore à obtenir des crédits adaptés, le dispositif de refinancement de la BCEAO constitue un
levier stratégique. Il repose sur quatre axes : promotion des PME, amélioration de leur
encadrement, refinancement des créances bancaires et diversification des instruments
financiers. En Côte d’Ivoire, 33 PME ont pu en bénéficier entre 2018 et 2024, un chiffre
modeste qui souligne l’importance d’initiatives comme celle-ci.
La cérémonie d’ouverture a été marquée par l’intervention de M
La cérémonie d’ouverture a été marquée par l’intervention de M. Serge Séké, Conseiller
technique au CCESP, représentant la Secrétaire exécutive, Mme Mariam Fadiga Fofana. Il a
rappelé que cette formation s’inscrit dans la continuité du programme lancé en juin dernier
pour renforcer les cadres paritaires sectoriels. « Notre objectif est de donner un coup
d’accélérateur à ce mécanisme pour résoudre la problématique d’accès des PME au
financement », a-t-il affirmé. Le CCESP a remercié la GIZ, représentée par Mme Fatima
Silué, les banques mobilisées, le cabinet Dorsch Impact et Mme Malik épouse Aka Amon
Rosine, représentant la BCEAO.
Cette session d’octobre fait suite à la formation organisée du 15 au 17 juillet, qui avait porté
sur l’analyse financière et les techniques de financement pour les structures d’appui aux PME.
Les deux rencontres traduisent la volonté de renforcer progressivement l’écosystème de
financement, en impliquant à la fois les banques et les SAE, pour construire un cadre durable
de dialogue public-privé.
La première journée a permis de classer les risques économiques et de revenir sur la
méthodologie PESTEL. Une méthode de diagnostic stratégique qui aide à comprendre les
influences externes sur une entreprise ou une nouvelle activité en examinant six facteurs clés :
les facteurs Politiques, Économiques, Socioculturels, Technologiques, Écologiques et Légaux.
Études de cas, quiz et travaux de groupe ont rythmé les échanges animés par les
Études de cas, quiz et travaux de groupe ont rythmé les échanges animés par les experts
Daniel Béké et Hamadou Katoh Koné. La journée du mercredi 8 octobre sera consacrée à
l’analyse du risque de crédit sur les PME via le cadre des « 5 C » et à une étude approfondie
du dispositif de refinancement BCEAO, avec un focus sur ses conditions d’éligibilité.
L’atelier, qui se termine le jeudi 9, constitue une étape clé pour renforcer le rôle des banques
dans l’accompagnement du secteur privé et contribuer à la Vision 2030 d’une Côte d’Ivoire
solidaire.
ML avec Hervé Koutouan
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