À l’occasion de son traditionnel message à la Nation, prononcé dans le cadre de la célébration de la fête nationale, le président de la République, Alassane Ouattara, est revenu sur l’un des sujets qui continue d’alimenter l’actualité nationale : le déguerpissement de Koumassi Campement.

Ce dossier dépasse désormais le simple cadre juridique. Le président choisit ainsi de ne pas traiter cette affaire comme le simple épisode d’un contentieux local. Dans son message adressé à la Nation, le 6 août dernier, Alassane Ouattara relève que cette affaire soulève une véritable question de gouvernance. Son message est clair : faire respecter la loi sans exposer les familles à une précarité sociale brutale et excessive.

Le président se montre ferme

Le président se montre ferme. Toutes les opérations menées en dehors du cadre légal feront l’objet d’enquêtes, et des sanctions seront prises si des responsabilités sont établies. Sur cette question, son discours vise avant tout à restaurer l’autorité de l’État, tout en rappelant que la gouvernance ne saurait réduire le dossier du déguerpissement de Koumassi Campement à une simple opération administrative. Le chef de l’État tient également à affirmer que nul ne peut agir au nom de l’État en dehors du cadre fixé par celui-ci. Pour le président de la République, l’aménagement urbain ne doit pas se faire au détriment de la légalité et de la dignité humaine.

À travers son adresse à la Nation, Alassane Ouattara marque ainsi sa volonté de reprendre la main sur un dossier devenu particulièrement sensible. Le cas de Koumassi Campement devient un symbole, et le chef de l’État entend démontrer que la loi s’applique à tous. Il adresse ainsi un message de fermeté aux administrations locales et à toutes les parties prenantes intervenant dans les opérations de libération des sites. Par la même occasion, il souligne la nécessité impérieuse de concilier l’aménagement urbain avec le respect de la dignité des populations impactées.

Dans son discours à la Nation, le président de la République a également abordé la question des inondations et annoncé l’accélération des infrastructures de drainage et d’assainissement.

Cette intervention a aussi été l’occasion pour Alassane Ouattara d’évoquer la

Cette intervention a aussi été l’occasion pour Alassane Ouattara d’évoquer la gouvernance électorale et d’inviter l’ensemble des acteurs de la société ivoirienne à contribuer à la modernisation de cette réforme.

Au titre des mesures de clémence, ce sont 4 661 détenus de droit commun qui recouvreront la liberté. En revanche, cette mesure est restée muette sur le sort des détenus en attente de jugement depuis leur incarcération à l’issue de la récente crise postélectorale d’octobre 2025, consécutive à l’élection présidentielle qui a conduit à la réélection du président Alassane Ouattara pour un quatrième mandat consécutif à la tête du pays.

ML

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