Marie Pierre Suzanne Elogne N’Guessan
A DIEU, NOTRE MÈRE TÉRÉSA
Marie Pierre Suzanne Elogne N’Guessan,
Tu as rejoint la Maison du Père le 19 novembre dernier.
Témoin vivant du Seigneur Jésus-Christ, qu’Il t’accueille dans son paradis.
Je n’arrive pas encore à te pleurer, parce que pour moi, tu es toujours vivante.
Tu es une sainte. Pourquoi ne pas oser le dire ?
À l’occasion de la soirée d’hommage qui sera organisée en ton honneur ce jeudi 4 décembre, de 18h à 20h, au Centre Culturel de la Cathédrale Saint-Paul du Plateau, nous voulons célébrer ta mémoire.
Les personnes qui ont vécu pour la gloire de Dieu ne meurent jamais.
Elles marquent leur époque par leur témoignage de vie
Elles marquent leur époque par leur témoignage de vie.
On peut citer Saint Jean-Paul II, Mère Teresa, et toi… trois saints de notre temps, qui nous rappellent que la vraie vie en Dieu est encore possible. Chacun, à son niveau, peut aspirer à la sainteté.
Merci pour ton sourire, ton humilité et ta chaleur humaine.
Merci d’avoir aimé le Christ et d’être restée un témoin authentique jusqu’au bout.
Tu as donné tant d’amour, particulièrement aux enfants de la Maison Saint Joseph de Bonoua, une maison d’accueil que tu as fondée pour recevoir des enfants en situation de handicap psychomoteur ou sensoriel, abandonnés :
autistes, hyperactifs, malentendants, malvoyants, enfants souffrant d’infirmité motrice cérébrale ou de déficicience intellectuelle…
Tu les récupérais dans les rues, les marchés, ou même dans des cartons déposés devant le centre, parce que leurs parents n’en voulaient plus.
À Grand-Bassam aussi, tu avais fondé le Centre d’Éducation Spécialisé Crescendo, destiné à la même mission.
Pour eux, l’Abbé Norbert Eric Abékan – lui-même vagabond de la charité – avait organisé il y a quelque temps un concert de bienfaisance au Sofitel Hôtel Ivoire, en présence du maire Jean Marc Yacé. C’est ce jour-là que l’ampleur de ton œuvre a été révélée au plus grand nombre.
L’Abbé Abékan t’appelait la Mère Teresa ivoirienne
L’Abbé Abékan t’appelait la Mère Teresa ivoirienne.
Assistante sociale de formation, enseignante-formatrice, tu étais une laïque consacrée.
Tu es restée fidèle au Christ, dans une vie de célibat chaste, jusqu’à ton dernier jour.
Après ta retraite anticipée, tu avais eu l’idée de fonder une ONG pour continuer le travail social en chrétienne. C’est de là qu’est partie toute cette grande aventure.
Dans le milieu des anciens du Renouveau Charismatique Catholique, ton nom évoque respect et admiration, grâce à ton témoignage de vie, conforme à « la vie nouvelle dans l’Esprit Saint » à laquelle aspire tout membre du mouvement.
Tu étais effacée, tu n’aimais pas les lumières, tu n’étais pas une « star » comme on en connaît aujourd’hui. Mais ton nom et ta présence parlaient pour toi, à tous ceux qui t’ont connue.
Tes enseignements et ton témoignage finissaient toujours par toucher et convaincre ceux qui te découvraient.
Par Marie Adèle Djidjé
Lire aussi :
- Saint du jour — 29 août : le martyre de saint Jean-Baptiste, la vérité payée au prix du sang
- Emploi des jeunes : entre le satisfecit du gouvernement et le « livre noir » ou le procès en insuffisance du PPA-CI, que disent les chiffres ?
- Koumassi Campement, réforme de la gouvernance électorale et détenus de la crise postélectorale : le défi du passage de la parole aux actes
