Dans un contexte marqué par la mondialisation des échanges et l’avènement de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF), l’accréditation s’impose comme un pilier central du commerce intra-africain et international.
« L’accréditation garantit que nos produits, services, laboratoires et organismes d’évaluation de la conformité répondent aux standards internationaux, protégeant ainsi nos consommateurs et renforçant la compétitivité de nos entreprises », a déclaré Gustave Diasso, représentant résident de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) à Abidjan.
Il s’exprimait à l’occasion de la réunion de gouvernance du Système Ouest Africain d’Accréditation (SOAC), tenue les 10, 11 et 12 décembre derniers dans la capitale économique ivoirienne.
Des enjeux stratégiques pour le continent
Les défis sont majeurs : stimuler l’innovation, renforcer la crédibilité des acteurs économiques africains et positionner les marchés du continent à l’échelle locale et mondiale.
Pour atteindre ces objectifs, l’engagement des États membres de l’UEMOA en faveur du SOAC demeure essentiel. Il s’agit notamment de faciliter la mise en œuvre des réformes relatives à ses attributions, à son organisation et à son fonctionnement. L’objectif est clair : consolider son ancrage institutionnel et lui permettre d’exécuter pleinement son mandat.
Face à une concurrence accrue, la qualité et la conformité constituent désormais des garanties fondamentales pour les 1,4 milliard de consommateurs que compte la ZLECAF. L’assurance qualité devient ainsi un levier stratégique de protection des populations et de compétitivité des entreprises.
Le SOAC, levier d’intégration et de souveraineté

Dans cette dynamique, le SOAC ne doit pas être perçu uniquement comme un organe technique. Pour les décideurs et acteurs politiques de l’UEMOA, il représente un véritable outil de régulation, mais aussi un levier stratégique d’intégration régionale, de compétitivité industrielle et de consolidation de la confiance.
À l’heure où la ZLECAF ouvre de nouvelles perspectives économiques et où l’accès aux marchés devient plus exigeant, la protection des consommateurs demeure une exigence non négociable. L’accréditation, à travers le SOAC, s’impose ainsi comme un instrument de souveraineté, un gage de confiance et un accélérateur d’intégration régionale.
Cette vision a également été portée par Souleymane Diarrassouba, ancien ministre du Commerce et de l’Industrie, lors de la cérémonie d’ouverture officielle des réunions de gouvernance en décembre dernier.
Un dispositif en pleine expansion
Créé le 4 juillet 2005 par les États de l’UEMOA, le SOAC a effectivement démarré ses activités en 2018. Depuis, plus de 100 organismes ont été accrédités.
Son influence dépasse aujourd’hui le cadre des États membres de l’UEMOA et s’étend à plusieurs pays, dont le Burundi, le Cameroun, le Congo, la Guinée et le Maroc.
Depuis 2022, la reconnaissance internationale du SOAC s’est renforcée grâce à la signature d’accords de reconnaissance mutuelle aux niveaux africain et international. Cette avancée connecte davantage l’Afrique de l’Ouest au reste du monde.
Le SOAC constitue ainsi une véritable passerelle pour les acteurs des marchés africains, leur ouvrant l’accès à plus d’une centaine de pays à l’échelle internationale.

Ibrahim Khalil Konaté, nouveau ministre du commerce poursuivra assurément la dynamique du gouvernement ivoirien en faveur du SOAC .
ML
