Dans une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux, Damana Pickass, Coordonnateur général du Front Commun, a lancé un appel à la mobilisation de ses militants. Il invite ces derniers à poursuivre leur engagement afin de dénoncer la restriction des libertés démocratiques dans le pays.
Au cours de son intervention, Damana Pickass a dénoncé ce qu’il considère comme une violation de la Constitution, plaidant pour l’avènement d’un État de droit garantissant les libertés individuelles et collectives. Il a profité de cette adresse pour évoquer les pressions et convocations répétées dont il affirme faire l’objet, tant de la part du Procureur de la République que de la Préfecture de police.
Selon lui, depuis l’appel du Front Commun à une marche citoyenne les 4 et 11 octobre derniers, il serait continuellement interpellé. « Après la réunion préparatoire du lancement de la marche du 11 octobre, nous avons reçu une convocation de la Préfecture de police, nous enjoignant de nous présenter immédiatement pour audition », a-t-il expliqué.
Damana Pickass déclare ne pas avoir donné suite à cette convocation
Damana Pickass déclare ne pas avoir donné suite à cette convocation, estimant que s’y rendre reviendrait à “se livrer pieds et poings liés au régime d’Abidjan”. Il présente ce refus non comme un acte de défiance gratuite, mais comme un geste de résistance face à ce qu’il qualifie de persécution politique.
Le Coordonnateur général du Front Commun affirme également que sa vie serait désormais en danger, évoquant une « traque » menée, selon lui, par les forces de l’ordre et des hommes cagoulés.
« L’heure est venue de prendre mes responsabilités en tant que Coordonnateur général du Front Commun. Advienne que pourra », a-t-il déclaré avec détermination.
Tout en réfutant toute idée de fuite, Damana Pickass exhorte les militants du Front commun à faire preuve de détermination, de volonté et d’engagement, les encourageant à occuper pacifiquement les rues, dans l’ordre et dans un esprit républicain.
« C’est un droit constitutionnel, et cette phase est décisive », a-t-il insisté.
Dans la même vidéo, il s’est adressé aux forces de défense et de sécurité, les appelant à adopter une attitude humaine et républicaine lors des manifestations. Il a enfin annoncé que des dispositions sont prises pour engager des poursuites judiciaires contre les auteurs de violences commises sur les manifestants.
« Les coupables des crimes seront poursuivis », a-t-il conclu.
Une adresse de Laurent Gbagbo, Président du PPA CI
Une adresse de Laurent Gbagbo, Président du PPA CI, parti membre du Front commun, est attendue ces jours-ci.
Depuis le 11 octobre et selon le Ministère de l’intérieur, on dénombre au moins 237 arrestations et 1 manifestant décédé.
La marche citoyenne du Front commun est interdite par un arrêté du Préfet d’Abidjan.
ML
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