Prévue pour le 4 octobre prochain, la marche du front commun en vue de « réclamer un dialogue politique en faveur d’une élection présidentielle inclusive, transparente, démocratique » et contester le 4ème acte de candidature du Président Alassane Ouattara, est annulée.

Cette annonce a été faite hier jeudi 3 octobre au siège du PPA CI, à l’occasion d’un point de presse, dit par le Président exécutif du parti des peuples africains Côte d’Ivoire, le Professeur Sébastien Danon Djedje.

Motif évoqué, il dira prendre « acte de l’arrêté interdisant toutes les manifestations et meetings, visant à contester les décisions du Conseil constitutionnel dans le cadre des élections présidentielles du 25 octobre prochain ».

Cet arrêté est le fruit de la session du Conseil National de Sécurité

Cet arrêté est le fruit de la session du Conseil National de Sécurité, (CNS) tenue le 2 octobre dernier sous la présidence du Président de la République, le Président Alassane Ouattara.

Dans son communiqué le CNS rappelle que conformément à l’article 138 de la Constitution,  » les décisions du Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d’aucun recours » et par conséquent s’impose à toute « autorité administrative, juridictionnelle, militaire et à toute personne physique ou morale »

Le non respect de ce dispositif constitutionnel expose les contrevenants aux « sanctions prévues par la loi » comme souligné par le texte; vue que  » toute contestation des décisions du Conseil constitutionnel, de quelque nature qu’elle soit, est illégale ».

Le Professeur Sébastien Danon Djedje, indiquera à l’occasion de ce point de presse, que la nouvelle date pour la marche citoyenne du front commun, animé par le PPA CI, le PDCI et leurs alliés de CAP CI, Coalition pour l’alternance pacifique en Côte d’Ivoire, est fixée au 11 octobre prochain. Cette fois la thématique sera  » d’exiger la libération immédiate et sans condition de tous les détenus politiques injustement incarcérés. »

Avec ce nouveau motif, le front commun veut échapper à l’article 138 de la

Avec ce nouveau motif, le front commun veut échapper à l’article 138 de la Constitution et appel ainsi à son crédit , l’article 19 qui garanti la liberté d’expression et de manifestation. Ce nouveau calendrier ne manquera pas d’observer les dispositions de l’article 25 de la Constitution, qui indique « la réserve du respect des lois, de la souveraineté nationale et de la démocratie. »

Le front commun dénonce  » de graves entorses aux droits élémentaires » et invite ses militants à rester mobilisés.

La campagne pour le scrutin présidentiel du 25 octobre, s’ouvre le 10 octobre prochain avec 5 candidats en lice, que sont le Président sortant Alassane Ouattara , Jean-Louis Billon, Ahoua Don Mello et 2 dames Simone Ehivet Gbagbo et Henriette Lagou.

ML

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